Dans ce
numéro
| EDITO
: Lien social
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Edito Décider Agir Mesurer Améliorer
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Scène de vie au travail : le téléphone sonne. Un
collaborateur décroche. Au bout du fil, une personne courroucée et
inconnue agresse verbalement son interlocuteur sur un malentendu. Quelque
peu assommé par une attaque aussi directe qu'imprévisible de la part d'une
personne qui s'est à peine présentée, le collaborateur propose de
transférer l'appel à son manager. Refus catégorique de l'interlocuteur qui
précise "je ne veux parler à personne" mais qui continue à agresser de
manière personnelle, sans doute sans s'en rendre compte, quelqu'un qu'il
n'a jamais vu et qui, comme lui est victime du malentendu à l'origine du
coup de fil. Pourquoi ce jeu perdant-perdant ? Les paroles ont remplacé
les coups de poing, mais les fondements de nos incompréhensions sont
restés les mêmes : absence d'écoute de l'autre, absence de remise en
question et appréhension figée de la réalité. Et pourtant, nous le savons
tous, nous l'avons tous appris : la clé de réussite est la
communication. Alors que chacun se met à nu sur Facebook ou Twitter,
dévoilant une réalité construite et figée de sa vie, de ses pensées et de
ses actions, serions-nous devenus inaptes à la communication par
disparition progressive de l'écoute ? Non. Bien entendu. Mais l'écoute
n'est ni un processus ni un outil. Elle est un comportement humain. Elle
résulte de la capacité de chacun à s'ouvrir à l'autre, à échanger et créer
de la richesse hors du cadre marchand. Partager une information et se
rendre attentif à la réaction de l'autre est une démarche qui fait grandir
les deux acteurs. Mais où placer ce type de richesse dans les décomptes de
productivité et de rentabilité ? L'impact de l'écoute sur ces indicateurs
est indéniable, mais indirect et difficile à cerner : on ne mesure pas la
valeur d'un conflit évité puisqu'il n'a pas eu lieu. Les stimulations
multiples auxquelles nous sommes exposés, téléphone, mail, mobile etc…
viennent morceler nos actions, nos réflexions, nos pensées et finissent
par nous couper de nous-même et des autres alors même que nous sommes de
mieux en mieux connectés à une échelle mondiale. Mais celui qui appelle
pour expliquer agressivement qu'il ne veut parler à personne n'est-il pas
simplement en train de manifester son ras-le-bol et son incompréhension
face à l'information qui défile et l'échange qui échappe pour cause de ce
morcellement ? Que celui qui n'a jamais rêvé de basculer tous ses
outils de communication sur messagerie pour profiter d'un moment de
partage me jette la première souris… Sans doute les technologies de
l'information, fascinantes et porteuses de pouvoir sont-elles plus rapides
que notre capacité collective à les intégrer dans nos bonnes pratiques
sociales… Mais croire en l'homme signifie croire en sa capacité à
garder les pieds sur terre, croire à son attachement pour le lien social
et l'enrichissement intellectuel et culturel. Croire en l'homme, c'est
avoir la certitude que notre talent collectif nous sortira de l'ornière de
l'enfermement individuel vers laquelle nous dérivons. En ce qui me
concerne, je crois en l'homme. Je crois en nous. Et vous
?
Véronique THIEL
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| DECIDER... De voir comment le travail inspire le
cinéma. |
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...des œuvres aux titres
évocateurs, qui traitent du monde du travail au cinéma...
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À l’occasion du festival «filmer le travail» (http://filmerletravail.org/),
le site l’Entreprise revient sur des œuvres aux titres évocateurs, qui
traitent du monde du travail au cinéma : « Ressources humaines », «
L’emploi du temps », « Le Direktor »… Management, inégalités
hommes-femmes dans l’entreprise, chômage… Des sujets qui ont inspiré
les plus grands noms du cinéma international, de Lars Von Trier à Mike
Nichols en passant par Alain Corneau et son célèbre « Stupeur et
tremblements ». Pas moins de 15 films à découvrir ou
redécouvrir.
www.lentreprise.com
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| AGIR… Pour l'innovation sociale.
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Il apparaît plus efficace
aujourd'hui d'imaginer les actions qui permettront de maintenir le niveau
de motivation de tous les collaborateurs...
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Les seniors acteurs du
changement et du développement des entreprises ! Telle est l'approche
logique et productive qui permettra de donner du sens à leur contribution
économique et sociale. Faut-il alors se focaliser sur le suivi de
l'emploi des seniors avec des mesures coercitives et difficiles à
appliquer ? Il apparaît plus efficace aujourd'hui d'imaginer les actions
qui permettront de maintenir le niveau de motivation de tous les
collaborateurs, quelles que soient leurs responsabilités et leurs tranches
d'âge. Une politique d’intégration efficace des salariés de plus de
cinquante ans peut permettre à l'entreprise de financer les systèmes de
retraite par répartition tout en développant au sein de ses équipes, une
diversité à l'image de ses consommateurs. Pour y parvenir, une seule clé :
miser sur la compétence et la personnalité… À tous les âges de la vie
professionnelle.
www.senioractu.com
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| MESURER… Le climat social dans
l'entreprise. |
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Afin d’améliorer les
performances de l’entreprise [...] les directions d'entreprises
ont un recours de plus en plus fréquent aux enquêtes d’opinion en
interne...
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« Les intermédiaires entre le corps social
et la direction n’existent plus : le management n’a plus le temps de
remplir cette fonction et les représentants du personnel ont cessé de le
faire. Dès lors, les directions générales, en état d’apesanteur, n’ont
plus qu’une idée vague de ce qui se passe sur le terrain », tel est le
constat d'Hubert Landier, Directeur du groupe Management Social. Afin
d’améliorer les performances de l’entreprise, faciliter les négociations
sociales ou accompagner des changements, les directions d'entreprises ont
un recours de plus en plus fréquent aux enquêtes d’opinion en interne.
Chez Hewitt, IBM ou Hager, la démarche est basée sur le postulat
suivant : l’engagement des salariés et la performance de l’entreprise sont
liés. Au-delà de la mesure elle-même, « ce qui est fondamental, c’est le
déploiement des résultats en interne, l’accompagnement des managers et
l’identification des marges de manœuvres », explique Antoine Solom, DRH
chez Ipsos Loyalty. Si les enquêtes d’opinion contribuent à la mise en
place d'un dialogue social constructif, elles suscitent néanmoins la
méfiance au sein des organisations syndicales qui leur reprochent
parti pris et manque de transparence.
www.wk-rh.fr
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| AMELIORER… L'embauche des travailleurs
handicapés. |
Rédaction: Véronique THIEL www.rent-a-com.fr
Crédit Photo
: www.sxc.hu
www.seed-rh.fr
contact@seed-rh.fr
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Si l’on en croit l’étude « Etat des lieux et
perspectives du Green Marketing » de Quintess, les comportements des
consommateurs évoluent, sous l'effet conjugué de la prise de conscience
climatique et de la mise en place de politiques RSE (Responsabilité
Sociétale des Entreprises) dans les entreprises. Néanmoins, les
interviewés restent méfiants vis-à-vis des engagements affichés par les
entreprises sur l'environnement et se montrent sensibles à la cohérence
entre discours et réalité, tant en ce qui concerne l'entreprise que le
produit. Conclusions de l’étude, trois axes pertinents doivent être
travaillés en profondeur et dans la durée par les entreprises pour
répondre aux exigences légitimes des consommateurs en quête de produits et
services « responsables» : la nature des produits, leurs cycles de vie et
la stratégie long terme de l’entreprise.
www.influencia.net |