NOVEMBRE 2009 N°47  
Dans ce numéro
EDITO : Lien social 

 

 

Edito
Décider
Agir
Mesurer
Améliorer


 

 

Scène de vie au travail : le téléphone sonne. Un collaborateur décroche. Au bout du fil, une personne courroucée et inconnue agresse verbalement son interlocuteur sur un malentendu. Quelque peu assommé par une attaque aussi directe qu'imprévisible de la part d'une personne qui s'est à peine présentée, le collaborateur propose de transférer l'appel à son manager. Refus catégorique de l'interlocuteur qui précise "je ne veux parler à personne" mais qui continue à agresser de manière personnelle, sans doute sans s'en rendre compte, quelqu'un qu'il n'a jamais vu et qui, comme lui est victime du malentendu à l'origine du coup de fil.
Pourquoi ce jeu perdant-perdant ? Les paroles ont remplacé les coups de poing, mais les fondements de nos incompréhensions sont restés les mêmes : absence d'écoute de l'autre, absence de remise en question et appréhension figée de la réalité. Et pourtant, nous le savons tous, nous l'avons tous appris : la clé de réussite est la communication.
Alors que chacun se met à nu sur Facebook ou Twitter, dévoilant une réalité construite et figée de sa vie, de ses pensées et de ses actions, serions-nous devenus inaptes à la communication par disparition progressive de l'écoute ?
Non. Bien entendu. Mais l'écoute n'est ni un processus ni un outil. Elle est un comportement humain. Elle résulte de la capacité de chacun à s'ouvrir à l'autre, à échanger et créer de la richesse hors du cadre marchand. Partager une information et se rendre attentif à la réaction de l'autre est une démarche qui fait grandir les deux acteurs. Mais où placer ce type de richesse dans les décomptes de productivité et de rentabilité ? L'impact de l'écoute sur ces indicateurs est indéniable, mais indirect et difficile à cerner : on ne mesure pas la valeur d'un conflit évité puisqu'il n'a pas eu lieu.
Les stimulations multiples auxquelles nous sommes exposés, téléphone, mail, mobile etc… viennent morceler nos actions, nos réflexions, nos pensées et finissent par nous couper de nous-même et des autres alors même que nous sommes de mieux en mieux connectés à une échelle mondiale. Mais celui qui appelle pour expliquer agressivement qu'il ne veut parler à personne n'est-il pas simplement en train de manifester son ras-le-bol et son incompréhension face à l'information qui défile et l'échange qui échappe pour cause de ce morcellement ?
Que celui qui n'a jamais rêvé de basculer tous ses outils de communication sur messagerie pour profiter d'un moment de partage me jette la première souris… Sans doute les technologies de l'information, fascinantes et porteuses de pouvoir sont-elles plus rapides que notre capacité collective à les intégrer dans nos bonnes pratiques sociales…
Mais croire en l'homme signifie croire en sa capacité à garder les pieds sur terre, croire à son attachement pour le lien social et l'enrichissement intellectuel et culturel. Croire en l'homme, c'est avoir la certitude que notre talent collectif nous sortira de l'ornière de l'enfermement individuel vers laquelle nous dérivons.
En ce qui me concerne, je crois en l'homme. Je crois en nous. Et vous ?

                                                                    Véronique THIEL


 

DECIDER... De voir comment le travail inspire le cinéma.

 


...des œuvres aux titres évocateurs, qui traitent du monde du travail au cinéma...


À l’occasion du festival «filmer le travail» (http://filmerletravail.org/), le site l’Entreprise revient sur des œuvres aux titres évocateurs, qui traitent du monde du travail au cinéma : « Ressources humaines »,  « L’emploi du temps », « Le Direktor »…
Management, inégalités hommes-femmes dans l’entreprise, chômage…  Des sujets qui ont inspiré les plus grands noms du cinéma international, de Lars Von Trier à Mike Nichols en passant par Alain Corneau et son célèbre  « Stupeur et tremblements ». Pas moins de 15 films à découvrir ou redécouvrir.

www.lentreprise.com

AGIR… Pour l'innovation sociale.

 


Il apparaît plus efficace aujourd'hui d'imaginer les actions qui permettront de maintenir le niveau de motivation de tous les collaborateurs...


Les seniors acteurs du changement et du développement des entreprises ! Telle est l'approche logique et productive qui permettra de donner du sens à leur contribution économique et sociale.
Faut-il alors se focaliser sur le suivi de l'emploi des seniors avec des mesures coercitives et difficiles à appliquer ? Il apparaît plus efficace aujourd'hui d'imaginer les actions qui permettront de maintenir le niveau de motivation de tous les collaborateurs, quelles que soient leurs responsabilités et leurs tranches d'âge.
Une politique d’intégration efficace des salariés de plus de cinquante ans peut permettre à l'entreprise de financer les systèmes de retraite par répartition tout en développant au sein de ses équipes, une diversité à l'image de ses consommateurs. Pour y parvenir, une seule clé : miser sur la compétence et la personnalité… À tous les âges de la vie professionnelle.

www.senioractu.com

MESURER… Le climat social dans l'entreprise. 

 

 


Afin d’améliorer les performances de l’entreprise [...] les directions d'entreprises ont un recours de plus en plus fréquent aux enquêtes d’opinion en interne...


« Les intermédiaires entre le corps social et la direction n’existent plus : le management n’a plus le temps de remplir cette fonction et les représentants du personnel ont cessé de le faire. Dès lors, les directions générales, en état d’apesanteur, n’ont plus qu’une idée vague de ce qui se passe sur le terrain », tel est le constat d'Hubert Landier, Directeur du groupe Management Social.
Afin d’améliorer les performances de l’entreprise, faciliter les négociations sociales ou accompagner des changements, les directions d'entreprises ont un recours de plus en plus fréquent aux enquêtes d’opinion en interne.
Chez Hewitt, IBM ou Hager, la démarche est basée sur le postulat suivant : l’engagement des salariés et la performance de l’entreprise sont liés. Au-delà de la mesure elle-même, « ce qui est fondamental, c’est le déploiement des résultats en interne, l’accompagnement des managers et l’identification des marges de manœuvres », explique Antoine Solom, DRH chez Ipsos Loyalty.
Si les enquêtes d’opinion contribuent à la mise en place d'un dialogue social constructif, elles suscitent néanmoins la méfiance au sein des organisations syndicales qui  leur reprochent parti pris et manque de transparence.

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AMELIORER… L'embauche des travailleurs handicapés.

Rédaction:
Véronique THIEL

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Si l’on en croit l’étude « Etat des lieux et perspectives du Green Marketing » de Quintess, les comportements des consommateurs évoluent, sous l'effet conjugué de la prise de conscience climatique et de la mise en place de politiques RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans les entreprises.
Néanmoins, les interviewés restent méfiants vis-à-vis des engagements affichés par les entreprises sur l'environnement et se montrent sensibles à la cohérence entre discours et réalité, tant en ce qui concerne l'entreprise que le produit.  Conclusions de l’étude, trois axes pertinents doivent être travaillés en profondeur et dans la durée par les entreprises pour répondre aux exigences légitimes des consommateurs en quête de produits et services « responsables» : la nature des produits, leurs cycles de vie et la stratégie long terme de l’entreprise.

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