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Edito Décider Agir Mesurer Améliorer
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Mon
travail, aux côtés d'acteurs économiques divers, m'offre depuis plus de
cinq ans, de multiples opportunités de partager des méthodologies et des
approches, mais surtout, cette position est un formidable observatoire de
pratiques, riche d'enseignements et pourvoyeur
d'innovations. L'imprévisibilité des marchés, le décrochement des
chiffres, les indicateurs dans le rouge, les fluctuations si violentes que
leur sens échappe…. Autant de sources d'inquiétudes et d'interrogations
pour bon nombre d'acteurs économiques. Dans cette tourmente aux mille
visages, je suis chaque jour enthousiasmée par votre détermination à agir
avec recul, intelligence et responsabilité. Pour cette raison, j'ai décidé
de vous dédier cet édito, vous les femmes et les hommes d'entreprises, RH,
managers, dirigeants, chefs de projets, collaborateurs… J'ai envie de
rendre hommage à l'énergie et à la créativité déployées pour contrer les
situations absurdes et désespérantes auxquelles nous devons faire face
aujourd'hui. Pendant que la presse nous égrène le nom des usines qui
ferment et que le boulier médiatique additionne les suppressions de
postes, vous agissez pour le bien de vos entreprises et de vos
collaborateurs. Je suis frappée par la volonté partagée de préserver les
compétences, la motivation et, autant que faire se peut, les emplois.
En termes RH, vous continuez à investir en formation et à profiter
même de la situation pour former vos collaborateurs à des sujets ciblés. À
ce titre, et en aparté, je me permets de vous rappeler que la Région
Alsace finance, sous conditions, des actions de formation pour les
personnels en chômage partiel. À quelques exceptions près, vous êtes
sous gel d'embauche, mais vous continuez à gérer les talents avec
implication et régularité. Certains d'entre vous, contraints par des
politiques de groupes, se sont vu imposer des gels de salaires mais ont
réussi à en amortir les effets cette année par des primes exceptionnelles
sur performance. D'autres ont réinternalisé de la production délocalisée
ou ont déjà entièrement redéfini leur stratégie… Les compteurs de
modulations sont négatifs un peu partout, les RTT soldées, les congés
planifiés… Les managers sont soutenus et la conduite de changement bat son
plein. Les négociations avec les partenaires sociaux sont ouvertes ou
possibles et le sang-froid reste de mise, même si les tensions existent et
que l'inquiétude est bien présente. L'un d'entre vous me disait
dernièrement en évoquant une inévitable restructuration "ça y est, c'est
reparti, je ne pensais pas devoir m'y remettre si vite"… La crise
économique est venue bousculer les plans, les prévisions, les stratégies,
les GPEC, les perspectives et les motivations. Elle relativise les
pratiques, est usante pour les acteurs, voire déstabilisante pour ceux
dont elle remet le quotidien en cause. Vous démontrez néanmoins que
vous savez garder le cap et que vous donnez à vos entreprises et à vos
métiers une dimension de bon sens, de raison et d'humanité.
Bravo à vous
tous, et bonne continuation dans vos
entreprises !
Véronique THIEL
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Toutes ces mesures
atteignent 2,6
milliards d'euros
pour l'Etat.
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« Revaloriser le
travail […] par le seul chemin qui vaille : celui de l’effort ». Son plan
d’aide ainsi résumé, le chef de l’Etat a exclu toute augmentation du SMIC
et encouragé les partenaires sociaux à s’entendre sur une meilleure
répartition des bénéfices en faveur des salariés. Face à la crise
économique et sociale, Nicolas Sarkozy a exposé les mesures qu’il
compte mettre en œuvre : - Augmentation de l'indemnisation des
salariés au chômage partiel à 75 % du salaire brut - Création d'un
fonds d'investissement social doté de 2,5 à 3 milliards
d'euros - Prime exceptionnelle de 500 euros aux salariés devenus
demandeurs d'emploi - Suppression d'une partie de l'impôt sur le
revenu - Prime de 150 euros pour 3 millions de familles
- Mise en place de "bons d'achat" de services à la personne de
200 euros par foyer - Encadrement des bonus des
patrons - Modulation par les banques des échéances des salariés au
chômage partiel Toutes ces mesures atteignent 2,6 milliards d’euros
pour l’Etat. C’est presque le double de la somme annoncée le 5 février
dernier et jugée alors « nettement insuffisante » par les syndicats. Les
efforts sont là, y a plus
qu’à…
www.lemonde.fr
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... avec un turnover de
17,8% en 2008, l'Europe est la zone
la plus précaire...
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Une étude de
l’EDHEC révèle la fragilisation des fonctions de direction. Isabelle Mari
et Valérie Petit, respectivement Professeur de stratégie et Directrice de
l’EDHEC, analysent les causes de cette précarisation. Elles proposent de
replacer la légitimité des équipes dirigeantes au cœur de la gouvernance
d’entreprise. En effet, avec un turnover de 17,8% en 2008, l’Europe est
la zone la plus précaire (15,2% pour les Etats-Unis et 10,6% au Japon).
Ces chiffres soulignent bien la crise que connaissent les fonctions
dirigeantes et leurs conséquences sont négatives pour les
entreprises. Le modèle d’analyse proposé permettra de mesurer les
effets du bien-fondé des dirigeants, les conditions de leur légitimité à
la tête des entreprises et d’identifier ses pratiques
positives.
www.indicerh.net
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Les mesures de gestion des
rh concernent [...]
les conditions
de travail des
agents.
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Eric Woerth et André Santini exposent les mesures «
ressources humaines » de la réforme de l’administration territoriale de
l’Etat aux partenaires sociaux lors du Conseil supérieur de la fonction
publique de l’Etat. Les mesures de gestion des ressources humaines
présentées par le ministre du Budget et le secrétaire d’Etat concernent le
processus d’affectation, la gestion et la rémunération, les conditions de
travail et d’emploi des agents. Ainsi, une charte de gestion établie au
niveau national précisera les conditions d’organisation du dialogue entre
les administrations et les directions. Lyon, Marseille, Lille, Blois,
Angers… André Santini se déplace régulièrement pour rencontrer et écouter
les agents de l’Etat et les organisations syndicales
départementales.
www.indicerh.net
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La publicité est la plus
touchée par cette épidémie: tout ce qu'elle
affiche est "écolo"...
Rédaction: Véronique THIEL
www.rent-a-com.fr
Crédit Photo
: www.sxc.hu
www.seed-rh.fr
contact@seed-rh.fr
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La mode est au vert à
tout prix. Le développement durable est partout mis en avant, même pour
des produits à l'origine du trou dans la couche d'ozone, entraînant
l'indignation de certains consommateurs avertis et du collectif Alliance
pour la planète. L'Expansion a donc décidé de mettre en rapport les
façades écolos affichées par les grands groupes avec les notations qui
leur sont délivrées dans ce domaine… Et les résultats sont édifiants : ce
sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins (Alstom, Alcatel…) !
La RSE, « responsabilité sociétale et environnementale », est une
nouvelle contrainte imposée aux entreprises qui tentent de surfer sur
cette vague pour redorer leur blason. Mais attention : cette communication
institutionnelle doit correspondre à une réalité concrète et ne pas se
limiter à une simple succession de bonnes intentions comme c'est souvent
le cas. La publicité, elle, est la plus touchée par cette épidémie :
tout ce qu'elle affiche est aujourd'hui "écolo" et les professionnels
s'accordent pour dire que c'est parti pour durer. L'union des
annonceurs a d'ailleurs été sommée de limiter les ardeurs des annonceurs
par le gouvernement sous peine de sanctions face à certains abus de «
greenwashing ». Comment pourra-t-elle « faire la police » ? Nul ne le
sait... Dans ce domaine, la médaille d'or revient aux constructeurs
automobiles qui nous font croire que l'achat d'une voiture est un acte
écologique de premier plan. Les banques ont également tardé à
conditionner l'obtention de crédits à des indices environnementaux et BNP
Paribas ne s'y est toujours pas mise. Les actions qui sont privilégiées
et mises en avant par les entreprises sont malheureusement souvent celles
qui sont spectaculaires et peu efficaces alors que les vraies mesures sont
négligées (travail sur les déplacements des salariés ou l'efficacité
énergétique des bâtiments). Le mot "contrôle" est encore tabou quand il
s'agit de développement durable. C'est une science inexacte et l'on doit
bien souvent croire les entreprises sur parole, lorsqu'elles communiquent
des données vertes dans leurs rapports annuels.
Le développement durable est une discipline neuve
qui cherche encore ses marques, mais tant que les bonus
des dirigeants seront indexés uniquement sur des critères financiers et économiques,
il sera difficile de faire bouger les choses et la crise
que nous traversons risque de faire repasser ces actions au second
plan.
www.lexpansion.com
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