COPENHAGUE 7 Décembre 2009

Décembre 2009                                                                                              e-seed 48

Convention cadre   
ONG
Partenaires sociaux
Empreinte écologique
Numéro 1
Hulot Nicolas
Avenir
Gaz à effet de serre
Union Européenne
Empreinte écologique



Edito :
Quand les RH se mettent au vert…

"Le développement durable d'une activité passe par le développement durable des femmes et des hommes qui la font vivre"… Tel était, il y a 6 ans, le point de démarrage de l'aventure Seed.
Avec de tels fondements, nous ne pouvions pas passer à côté de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et de ses applications sociales, économiques et écologiques.
Vaste sujet, vaste débat, en voie d'instrumentalisation selon certains, en voie de modifier profondément le rapport de l'entreprise à son environnement selon d'autres, dont je suis.
En dépit de cette approche positive, force est de constater que les jolies pensées sont souvent difficilement conciliables avec la complexité de la réalité quotidienne et de l'action.
Autant il est assez simple de glisser du papier recyclé dans son photocopieur, autant il est beaucoup plus impactant d'ouvrir son entreprise à la diversité, de revoir son modèle de gestion, de développer des produits et services éco-responsables ou de garantir la non-discrimination…
Raphaëlle Vogel, Responsable Communication et Formation au Développement Durable chez Steelcase nous l'a expliqué dans l
'interview qu'elle nous a accordée ce trimestre : la volonté doit venir du sommet de l'entreprise et la réussite exige la mise en œuvre de moyens significatifs. Une manière nouvelle, dans un contexte économique perturbé d'arbitrer budgétairement entre l'urgent et l'important. Une manière nouvelle également de complexifier les arbitrages !
Le
sommet sur le climat, organisé du 7 au 18 décembre par l'ONU à Copenhague, doit définir une suite au protocole de Kyoto. Un nouveau sommet prévu à Bonn dans 6 mois et à Mexico en décembre 2010 démontrent, s'il le fallait encore, l'urgence de ce travail, son importance et la nécessité de passer aux actes.
En abordant le dérèglement climatique, il s'agit au fond de questionner nos modèles économiques, nos équilibres instables, nos références culturelles et le mode actuel de diffusion de la connaissance à l'échelle de la planète.

Rédaction
V. THIEL
M. PONCHUT


Création 

Rent a Com


Crédit Photo 
Michel Christen

Il nous a donc semblé opportun de préparer un numéro spécial d'e-seed  afin de rassembler des informations de manière non polémique pour les partager avec vous. Le sujet faisant partie de la "chose" politique, nous avons tenté d'éviter les positions partisanes pour nous focaliser sur ses caractéristiques économiques et sociologiques. Ainsi est né, sous la plume de Marine Ponchut, l'abécédaire de Copenhague, vu par Seed… Un petit guide en 26 lettres pour avoir envie d'approfondir certains des sujets abordés.
Chefs d'entreprises, managers ou DRH, nous le savons tous, il est préférable d'entrer en négociation avec une complète maîtrise des dossiers, des objectifs clairs et des marges de manœuvre identifiées. Forts de ces constats, les négociateurs installés autour de la table à Copenhague seront sans aucun doute très préparés.
Mais nous ? Nous qui cette fois-ci sommes "la base", que savons-nous et que devons-nous savoir qui puisse faciliter un consensus actif au niveau mondial ?
Telle est la question qu'il est intéressant de nous poser, nous qui sommes les acteurs locaux et responsables d'une société aux problématiques mondialisées.

Véronique Thiel

Tous nos remerciements à Michel Christen, photographe, qui nous a  mis gracieusement à disposition l'image qui fait l'identité de ce numéro spécial.



 

Retrouvez l'ensemble de notre Abécédaire spécial Sommet de Copenhague :
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’écosytème de l’homo oeconomicus…

 

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Avenir

Assurer notre présent sans compromettre l’avenir des jeunes générations nécessite une prise de conscience des enjeux environnementaux d'aujourd’hui.
Une réflexion sur nos modes de consommation s’impose : ne pourrions-nous pas trouver des biens et services de substitutions moins impactant pour l’environnement ? Comment réduire nos besoins en énergie ? Comment changer nos habitudes gourmandes en ressources ? L’homo oeconomicus devra faire preuve de créativité en 2010 !


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B.a.-ba de la solidarité


Depuis 12 ans maintenant, la troisième semaine de novembre est consacrée à la solidarité internationale. Une semaine pour apprendre le b.a.-ba de la solidarité : des achats de produits équitables à l’épargne solidaire en passant par le respect de l’environnement.
Retrouvez le bilan des semaines de la solidarité.
[1]



[1] www.lasemaine.org

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Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

L‘accord signé par 192 pays au Sommet de la terre à Rio en juin 1992 stipule que les changements climatiques doivent être suivis et traités de manière globale. Cette approche est au cœur des débats pour Copenhague, les Etats-Unis préférant des décisions locales. Les pays qui ont ratifié la convention cadre, se réunissent une fois par an, lors d’une Conférence des Parties (CdP), pour examiner les progrès accomplis par la Convention.   
Ce que l’homo oeconomicus doit savoir : les changements climatiques, ou réchauffement de la planète, sont à l’origine de la fonte des glaces, de la montée des eaux, de la disparition d’espèces animales et bientôt de la disparition de terres habitées. Demain, l’homo oeconomicus devra gérer et accueillir des immigrés climatiques ! Est-il prêt à le faire ?
 

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Droite/gauche – L’écologie en politique

La question écologique a pénétré la sphère politique après les deux grandes guerres, à la fin des années 1960 / début des années 1970. Son avènement en politique est certainement lié à la remise en cause de la société de consommation et à la prise de conscience des limites de l’anthropocentrisme. Aujourd’hui, alors que les entreprises sont globalement ouvertes et prêtes à changer, la scène politique est le théâtre d’affrontements entre parties. En France, note Philippe Frémeaux (alternatives économiques), « l'écologie de droite ne doit pas être hostile à la croissance, elle doit compter prioritairement sur la technique pour résoudre les problèmes de l'humanité et laisser à chacun, au nom de la liberté, la possibilité de polluer autant qu'il le souhaite, moyennant quelques taxes supplémentaires... ». Le parti écologique condamne cette position et affirme qu’une remise en cause des situations acquises ainsi que les modes de production et de consommation s’imposent.
En 2010, l’homo oeconomicus devra s’interroger sur le chemin à suivre pour diminuer son empreinte. Il devra se demander s’il est bien raisonnable de continuer dans la même voie.

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Empreinte écologique

Le concept d'empreinte écologique a été inventé au début des années 1990. Il est destiné à mesurer synthétiquement l'impact des activités humaines sur l'environnement. Son unité est "l'hectare global". Ainsi, l'empreinte écologique d'un pays correspond au nombre d'hectares globaux nécessaires pour fournir les denrées alimentaires et les fibres textiles consommées par sa population, pour construire ses villes et ses infrastructures, et pour absorber ses déchets, gaz à effet de serre compris. Les habitants des Emirats Arabes Unis, qui consomment chaque année l'équivalent d'environ 11 hectares globaux, ont l'empreinte écologique la plus élevée. Suivent le Qatar et les Etats-Unis. Les Français, avec 5 hectares globaux par personne, sont au 22e rang mondial.

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Formations et certifications


C’est la formule efficace pour mettre en place une démarche de développement durable dans son entreprise. Au-delà des beaux discours, les équipes doivent être formées et les usines, matériaux et processus certifiés. Aujourd’hui, les contrôles des experts en environnement sont stricts et ils coûtent cher.
D’autre part, la mise en place d’une démarche environnementale nécessite de changer parfois de manière radicale ses comportements, ce qui provoque des résistances. L’homo oeconomicus a des pistes à creuser : les PME peuvent-elles se permettre de conduire de tels changements ? Peut-on s’étonner ensuite qu’« être vert » ne soit pas dans le top 5 des priorités des petites entreprises ?

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Gaz à effet de serre (GES)

Comme leur nom l’indique, ce sont des gaz qui s‘accumulent dans l‘atmosphère terrestre et retiennent la chaleur, contribuant ainsi à l‘effet de serre. Le Protocole de Kyoto couvre six gaz à effet de serre à savoir : le dioxyde de carbone, le méthane, l‘oxyde nitreux, les hydrofluorocarbures, les  hydrocarbures perfluorés et l‘hexafluorure de soufre.
Les émissions de gaz à effet de serre résultant de l‘activité humaine, telle que l‘utilisation des combustibles fossiles, sont appelés émissions anthropiques.

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Hulot Nicolas - Le syndrome du Titanic

« Le modèle économique dominant n’est plus la solution mais bien le problème ».

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Indicateurs clés de l’environnement en France

En France, il existe 10 indicateurs clés pour décrire la situation de l’environnement en France [2] : la qualité de l’air en milieu urbain - la qualité de l’eau - l’évolution de la biodiversité - les émissions de gaz à effet de serre - la production de déchets - les dépenses de protection de l’environnement – l’utilisation d’énergies renouvelables – la consommation de matières premières – l’occupation des sols -  l’opinion publique.

L’homo oeconomicus sera bien surpris de voir que le respect de l’environnement ne passe pas juste par le tri de ses déchets !

Le respect de l’environnement est une porte d’entrée de la RSE (Responsabilité sociétale de l'entreprise). L’objectif ambitieux pour nombre d’entreprises aujourd’hui est de mettre en place une démarche globale de RSE avec 3 volets : l’environnement, l’éthique et l’amélioration de la condition des salariés. Cette  démarche volontaire a bien sûr des avantages pour l’entreprise. Elle  permet de transformer ce qui à priori apparaît comme des coûts (contraintes sociales et environnementales) en opportunités d’améliorer les performances, la pérennité de l’entreprise et le dialogue social. Il y a incontestablement des mutations dans les règles de fonctionnement de la société actuelle et une réflexion continue sur la place du travail dans nos vies et la place des entreprises dans notre société.
L’homo oeconomicus qui survivra n’est-il pas celui qui saura anticiper ces changements ? Qui aura compris les nouveaux besoins des salariés et des entreprises ?


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Kyoto – le protocole de Kyoto.

Le Protocole de Kyoto est un accord international lié à la CCNUCC qui définit les objectifs contraignants pour 37 pays développés et la Communauté Économique Européenne, pour la réduction des émissions de GES. Ces objectifs totalisent une réduction d‘une moyenne de 5% par rapport aux niveaux de 1990 pendant la période de cinq ans allant de 2008 à 2012.  Le Protocole de Kyoto a été adopté en 1997 et est entré en vigueur en février 2005. Il est aujourd'hui ratifié par 183 Etats. Mais à partir du 1er janvier 2013, l'engagement de Kyoto expire et la poursuite de l'effort - et plus encore son accentuation - est tout sauf assurée. En effet, les Etats Unis sont prêts à prendre des engagements contraignants nationalement [3] mais pas internationalement. Ce qui va à l’encontre de l’approche globale de Kyoto.  Les divergences entre les pays riches et les pays émergeants, sur la répartition des efforts à fournir, bloquent aussi les négociations.


[3] voir la loi Waxman-Markey

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Le management environnemental

Le management environnemental permet à un organisme d’évaluer et de maîtriser de manière continue les impacts de ses activités, produits et services sur l’environnement. Pour ce faire, il observe les prescriptions réglementaires dans le domaine de l’environnement et s’engage dans une démarche d’amélioration continue des résultats en matière de protection de l’environnement.  Ce sont les différentes normes ISO 14000 de l’AFNOR qui certifient et définissent les exigences relatives au management environnemental. 
Cela demande des efforts de se mettre au « green », pensera l’homo oeconomicus. Mais quelle récompense !

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Marché du carbone

Les mécanismes axés sur le marché offrent le potentiel de jouer un rôle important dans l‘effort mondial pour la lutte contre les changements climatiques. Trois de ces instruments – le Système  International d‘Échange (SIE), la Mise en œuvre conjointe (MOC) et le Mécanisme pour un  développement propre (MDP) – ont été introduits dans le Protocole de Kyoto pour aider les pays à atteindre leurs objectifs et ont effectivement créé le « marché du carbone ». Le marché du carbone a pour but d’encourager le secteur privé à contribuer aux efforts de réduction, de faciliter la participation des pays en développement et de stimuler le développement durable, le transfert des technologies et les  investissements dans ces pays [4].


[4] IISD, Mécanismes du marché international du carbone

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Numéro 1, des pays …

- Les plus pollueurs de la planète : L’Australie a dépassé les Etats-Unis au classement du CO2 émis par habitant avec 20,6 tonnes en 2008. Il est suivi des Etats-Unis (19,8 tonnes de CO2/hab), du Canada (18,8t) et de la Russie (11t).
-  Les plus "verts", à la fois soucieux de leur environnement et du bien-être de leur population :  la Finlande, l'Islande et la Norvège figurent en tête des pays, selon un classement de 141 pays publié en septembre dans les éditions internationales du Reader Digest. Le palmarès par pays a été établi à partir de critères environnementaux, tels que la qualité de l'air, de l'eau, la biodiversité ou les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de critères sociaux comme le PIB (produit intérieur brut), l'accès à l'éducation, le taux de chômage ou l'espérance de vie.
Où l’homo oeconomicus décidera-t-il de s’installer demain ?

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ONG - Le traité de Copenhague pour le changement climatique

Un groupe international d'ONG, dont Greenpeace et le WWF, ainsi que des experts individuels ont publié en juin dernier une proposition de "traité de Copenhague sur le climat". Ils préconisent notamment que les pays industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% par rapport au niveau de 1990 d'ici à 2020 et de 95% avant 2050. Pour cela, chaque pays devrait préparer un plan d'action zéro carbone listant les mesures concrètes pour atteindre ces objectifs. Les pays en développement devraient quant à eux limiter la croissance de leurs émissions à travers des "actions d'atténuation appropriées". Compte tenu de leur responsabilité dans la situation actuelle, les pays industrialisés devront leur apporter un soutien financier et technologique massif.[5]


[5]
www.greenpeace.org


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Partenaires sociaux

L’entreprise est au centre de nouvelles exigences sociétales, notre actualité nous le fait amèrement sentir (stress au travail, licenciements douloureux, crise économique…). 
On lui demande de plus en plus de :
- Prendre en compte l’environnement dans son activité et ce, à tous les niveaux (produit en lui-même, conception, processus de fabrications et politique générale de l’entreprise…)
- respecter et de défendre les droits humains fondamentaux
- avoir un comportement éthique
- lutter contre la corruption 
- réglementer les échanges commerciaux et sociaux quand les institutions font défaut
- partager les exigences sociales avec les fournisseurs et les sous-traitants,
- prévenir les risques professionnels et agir en faveur de la santé publique,
- promouvoir la diversité, l’égalité des chances et l’égalité professionnelle hommes/femmes et enfin,
- veiller à l’équilibre entre travail et vie personnelle
L’entreprise en tant qu’acteur central de notre société doit s’interroger pour assurer le bien être de ses salariés dans une logique de motivation et de fidélisation. Ces questionnements nécessitent d’engager des discussions avec les partenaires sociaux et ne peuvent donc se voir apporter de réponses sans un dialogue construit avec ces derniers.
[6]


[6] www.orse.org

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Quatre plus grands risques environnementaux du XXIe siècle

Les risques environnementaux les plus considérables sont les risques relatifs  au climat, à l’eau, à l’imprégnation chimique et à la biodiversité.

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Réchauffement médiatique ?

Le danger quant au futur de notre environnement a été aussi relativisé par certains scientifiques.
Par exemple, Roy Spencer, climatologue et ancien chercheur à la NASA, affirme que le réchauffement de la planète est un phénomène naturel et qu’il n’est pas dû uniquement à l’action humaine.
En France, c’est Claude Allègre, qui représente la figure de proue du mouvement qui vise à  contester l’idée que l’impact des activités humaines serait la cause principale des changements climatiques que nous observons actuellement.
Quelle est l’étendue des connaissances de l’homo oeconomicus en la matière ?


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Sommet de Copenhague 

La conférence des Nations unies à Copenhague sur le changement climatique devrait théoriquement finaliser le traité international qui doit organiser la poursuite de la lutte contre le changement climatique après 2012, date à laquelle expire l'actuel protocole de Kyoto. L'enjeu de Copenhague est double: parvenir à des engagements chiffrés autrement plus importants que ceux du protocole de Kyoto et faire participer à l'effort des pays clés qui s'y refusent encore aujourd'hui. Au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine : chacun a émis 5,7 milliards de tonnes de CO2 en 2006 et représente à lui seul 20% du total mondial des émissions. L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C.

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Terre

« Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la terre ». François Mauriac, Bloc-Notes


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Union Européenne – Le Programme européen d’Action pour l’Environnement (PAE)

Le 6ème programme a été approuvé le 22 juillet 2002. Il prévoit les actions communautaires dans le domaine de l’environnement pour les 10 ans à venir. Il définit également les mesures à prendre pour contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de l’Union européenne en matière de développement durable.
Les 4 objectifs du Programme sont :
- la stabilisation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ;
- la protection et la restauration du fonctionnement des systèmes naturels ;
- de favoriser la qualité de l’environnement ;
- de veiller à ce que la consommation des ressources renouvelables et non renouvelables ne dépasse pas ce que l’environnement peut supporter [8].


[8]
Direction générale de l’environnement de la Commission européenne
pour plus d’informations

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Vert

Le vert est une couleur obtenue à partir d’un mélange de jaune et de bleu. Le vert, c’est la chlorophylle, les grenouilles et les crocodiles, l’émeraude et les pastilles Valda ! Si le vert est la couleur de l’espoir, disent certains, il peut aussi représenter la mort.
Plus communément, le vert symbolise la nature. Il est d’ailleurs largement utilisé par les partis politiques et la publicité pour transmettre un message écologique.   
Et pour l’homo oeconomicus, vert égal nature ou dollars ?
   

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Washing – Quand le vert se transforme en « Greenwashing » !!!

Attention, on est jamais à l’abri d’un quelconque « washing » …
Le « greenwashing » consiste à exagérer les vertus écologiques d’un produit ou d’un service.
Le « local washing » consiste pour des multinationales, à s'approprier une image de proximité. L’« atmosphericwashing » est censé - via une musique minimaliste ou un visuel sur la nature - rendre le produit plus « vert ». Ces différents termes ont été recensés dans une étude intitulée « Etat des lieux et perspectives du Green Marketing ». Et pour ne pas se faire avoir, l’homo oeconomicus pourra toujours consulter le site des
Pinocchios
 [9] où sont recencés les plus grands utilisateurs du greenwashing !



[9] www.prix-pinocchio.org

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eXperts environnementaux : le GIEC

Établi en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est un organe constitué d‘éminents  experts mondiaux en matière de climat, mis en place par le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l‘Organisation météorologique mondiale pour évaluer la recherche scientifique sur les changements climatiques et ses effets sur l‘environnement et l‘économie. La principale activité du GIEC consiste à publier à intervalles réguliers, des Rapports d‘évaluation de l‘état des connaissances sur les changements climatiques. 
L’importance de son rôle dans le processus très difficile visant à construire des accords mondiaux contre le changement climatique lui a valu le prix Nobel de la Paix en 2007, partagé avec Al Gore.[10]





Yalta de l’environnement

La conférence de Yalta s’est tenue dans le plus grand secret en 1945. Les chefs du gouvernement de l’Union Soviétique, du Royaume-Uni et des Etats-Unis s’étaient réunis pour décider du sort de l’Europe après la défaite d’Hitler et pour garantir la stabilité du monde après la victoire.
Le sommet de Copenhague est décrit aujourd’hui comme le Yalta de l’Environnement. Des décisions critiques vont être prises en décembre et beaucoup espèrent voir émerger des solutions bien plus que des accords.
  

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Z’avez bien tout lu ?

Alors maintenant, testez votre impact sur l’environnement avec le site de l’ADEME... (www2.ademe.fr) ... Et faites vos choix.

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