Convention cadre ONG Partenaires sociaux Empreinte
écologique Numéro 1 Hulot
Nicolas Avenir Gaz à effet de
serre Union Européenne Empreinte
écologique
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Edito : Quand les RH
se mettent au vert…
"Le développement durable
d'une activité passe par le développement durable des femmes et des hommes
qui la font vivre"… Tel était, il y a 6 ans, le point de démarrage de
l'aventure Seed. Avec de tels fondements, nous ne pouvions pas passer
à côté de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et de ses
applications sociales, économiques et écologiques. Vaste sujet, vaste
débat, en voie d'instrumentalisation selon certains, en voie de modifier
profondément le rapport de l'entreprise à son environnement selon
d'autres, dont je suis. En dépit de cette approche positive, force est
de constater que les jolies pensées sont souvent difficilement
conciliables avec la complexité de la réalité quotidienne et de
l'action. Autant il est assez simple de glisser du papier recyclé dans
son photocopieur, autant il est beaucoup plus impactant d'ouvrir son
entreprise à la diversité, de revoir son modèle de gestion, de développer
des produits et services éco-responsables ou de garantir la
non-discrimination… Raphaëlle Vogel, Responsable Communication et
Formation au Développement Durable chez Steelcase nous l'a expliqué dans
l'interview
qu'elle nous a accordée ce trimestre : la volonté doit venir du
sommet de l'entreprise et la réussite exige la mise en œuvre de moyens
significatifs. Une manière nouvelle, dans un contexte économique perturbé
d'arbitrer budgétairement entre l'urgent et l'important. Une manière
nouvelle également de complexifier les arbitrages ! Le sommet sur
le climat, organisé du 7 au 18 décembre par l'ONU à Copenhague, doit
définir une suite au protocole de Kyoto. Un nouveau sommet prévu à Bonn
dans 6 mois et à Mexico en décembre 2010 démontrent, s'il le fallait
encore, l'urgence de ce travail, son importance et la nécessité de passer
aux actes. En abordant le dérèglement climatique, il s'agit au fond de
questionner nos modèles économiques, nos équilibres instables, nos
références culturelles et le mode actuel de diffusion de la connaissance à
l'échelle de la planète. |
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Rédaction
V. THIEL M.
PONCHUT
Création Rent a Com
Crédit
Photo Michel Christen
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Il nous a donc semblé opportun
de préparer un numéro spécial d'e-seed afin de rassembler des
informations de manière non polémique pour les partager avec vous. Le
sujet faisant partie de la "chose" politique, nous avons tenté d'éviter
les positions partisanes pour nous focaliser sur ses caractéristiques
économiques et sociologiques. Ainsi est né, sous la plume de Marine
Ponchut, l'abécédaire de Copenhague, vu par Seed… Un petit guide en 26
lettres pour avoir envie d'approfondir certains des sujets abordés.
Chefs d'entreprises, managers ou DRH, nous le savons tous, il est
préférable d'entrer en négociation avec une complète maîtrise des
dossiers, des objectifs clairs et des marges de manœuvre identifiées.
Forts de ces constats, les négociateurs installés autour de la table à
Copenhague seront sans aucun doute très préparés. Mais nous ? Nous qui
cette fois-ci sommes "la base", que savons-nous et que devons-nous savoir
qui puisse faciliter un consensus actif au niveau mondial ? Telle est
la question qu'il est intéressant de nous poser, nous qui sommes les
acteurs locaux et responsables d'une société aux problématiques
mondialisées.
Véronique
Thiel
Tous nos remerciements à Michel
Christen, photographe, qui nous a mis gracieusement à disposition
l'image qui fait l'identité de ce numéro spécial.
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B.a.-ba de la solidarité
Depuis 12 ans maintenant, la troisième
semaine de novembre est consacrée à la solidarité internationale. Une
semaine pour apprendre le b.a.-ba de la solidarité : des achats de
produits équitables à l’épargne solidaire en passant par le respect de
l’environnement.
Retrouvez le bilan des semaines de la solidarité.
www.lasemaine.org
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques (CCNUCC).
L‘accord signé par 192 pays au Sommet de la
terre à Rio en juin 1992 stipule que les changements climatiques doivent
être suivis et traités de manière globale. Cette approche
est au cœur des débats pour Copenhague, les Etats-Unis préférant des
décisions locales. Les pays qui ont ratifié la convention cadre, se
réunissent une fois par an, lors d’une Conférence des Parties (CdP), pour
examiner les progrès accomplis par la Convention. Ce
que l’homo oeconomicus doit savoir : les changements climatiques, ou
réchauffement de la planète, sont à l’origine de la fonte des glaces, de
la montée des eaux, de la disparition d’espèces animales et bientôt de la
disparition de terres habitées. Demain, l’homo oeconomicus devra gérer et
accueillir des immigrés climatiques ! Est-il prêt à le faire
?
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Droite/gauche – L’écologie en
politique
La question écologique a
pénétré la sphère politique après les deux grandes guerres, à la fin
des années 1960 / début des années 1970. Son avènement en politique
est certainement lié à la remise en cause de la société de
consommation et à la prise de conscience des limites de
l’anthropocentrisme. Aujourd’hui, alors que les entreprises sont
globalement ouvertes et prêtes à changer, la scène politique est le
théâtre d’affrontements entre parties. En France, note Philippe
Frémeaux (alternatives économiques), « l'écologie de droite ne doit
pas être hostile à la croissance, elle doit compter prioritairement
sur la technique pour résoudre les problèmes de l'humanité et
laisser à chacun, au nom de la liberté, la possibilité de polluer
autant qu'il le souhaite, moyennant quelques taxes
supplémentaires... ». Le parti écologique condamne cette position et
affirme qu’une remise en cause des situations acquises ainsi que les
modes de production et de consommation s’imposent. En 2010,
l’homo oeconomicus devra s’interroger sur le chemin à suivre pour
diminuer son empreinte. Il devra se demander s’il est bien
raisonnable de continuer dans la même voie.
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Empreinte
écologique
Le concept d'empreinte
écologique a été inventé au début des années 1990. Il est destiné à
mesurer synthétiquement l'impact des activités humaines sur
l'environnement. Son unité est "l'hectare global". Ainsi,
l'empreinte écologique d'un pays correspond au nombre d'hectares
globaux nécessaires pour fournir les denrées alimentaires et les
fibres textiles consommées par sa population, pour construire ses
villes et ses infrastructures, et pour absorber ses déchets, gaz à
effet de serre compris. Les habitants des Emirats Arabes Unis, qui
consomment chaque année l'équivalent d'environ 11 hectares globaux,
ont l'empreinte écologique la plus élevée. Suivent le Qatar et les
Etats-Unis. Les Français, avec 5 hectares globaux par personne, sont
au 22e rang mondial.
retour Abécédaire
Formations et
certifications
C’est la formule efficace pour mettre en place une démarche
de développement durable dans son entreprise. Au-delà des beaux
discours, les équipes doivent être formées et les usines, matériaux
et processus certifiés. Aujourd’hui, les contrôles des experts en
environnement sont stricts et ils coûtent cher. D’autre part, la
mise en place d’une démarche environnementale nécessite de changer
parfois de manière radicale ses comportements, ce qui provoque des
résistances. L’homo oeconomicus a des pistes à creuser : les PME
peuvent-elles se permettre de conduire de tels changements ? Peut-on
s’étonner ensuite qu’« être vert » ne soit pas dans le top 5 des
priorités des petites entreprises ?
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Abécédaire
Gaz à effet de
serre (GES)
Comme leur nom l’indique,
ce sont des gaz qui s‘accumulent dans l‘atmosphère terrestre et retiennent
la chaleur, contribuant ainsi à l‘effet de serre. Le Protocole de Kyoto
couvre six gaz à effet de serre à savoir : le dioxyde de carbone, le
méthane, l‘oxyde nitreux, les hydrofluorocarbures, les hydrocarbures
perfluorés et l‘hexafluorure de soufre. Les émissions de gaz à effet
de serre résultant de l‘activité humaine, telle que l‘utilisation des
combustibles fossiles, sont appelés émissions anthropiques.
retour Abécédaire
Hulot Nicolas - Le syndrome du
Titanic
« Le modèle économique dominant n’est plus la solution
mais bien le problème ».
Indicateurs clés de
l’environnement en France
En France, il existe 10 indicateurs
clés pour décrire la situation de l’environnement en France [2] :
la qualité de l’air en milieu
urbain - la qualité de l’eau - l’évolution de la biodiversité - les
émissions de gaz à effet de serre - la production de déchets - les
dépenses de protection de l’environnement – l’utilisation d’énergies
renouvelables – la consommation de matières premières – l’occupation des
sols - l’opinion publique.
L’homo oeconomicus sera bien surpris de voir que le respect
de l’environnement ne passe pas juste par le tri de ses déchets
!
Le respect de
l’environnement est une porte d’entrée de la RSE (Responsabilité sociétale
de l'entreprise). L’objectif ambitieux pour nombre d’entreprises
aujourd’hui est de mettre en place une démarche globale de RSE avec 3
volets : l’environnement, l’éthique et l’amélioration de la condition des
salariés. Cette démarche volontaire a bien sûr des avantages pour
l’entreprise. Elle permet de transformer ce qui à priori apparaît
comme des coûts (contraintes sociales et environnementales) en
opportunités d’améliorer les performances, la pérennité de l’entreprise et
le dialogue social. Il y a incontestablement des mutations dans les règles
de fonctionnement de la société actuelle et une réflexion continue sur la
place du travail dans nos vies et la place des entreprises dans notre
société. L’homo oeconomicus qui survivra n’est-il pas celui qui saura
anticiper ces changements ? Qui aura compris les nouveaux besoins des
salariés et des entreprises ?
Kyoto – le protocole de
Kyoto.
Le Protocole de Kyoto est un accord
international lié à la CCNUCC qui définit les objectifs contraignants pour
37 pays développés et la Communauté Économique Européenne, pour la
réduction des émissions de GES. Ces objectifs totalisent une réduction
d‘une moyenne de 5% par rapport aux niveaux de 1990
pendant la période de cinq ans allant de 2008 à 2012. Le Protocole
de Kyoto a été adopté en 1997 et est entré en vigueur en février 2005. Il
est aujourd'hui ratifié par 183 Etats. Mais à partir du 1er janvier 2013,
l'engagement de Kyoto expire et la poursuite de l'effort - et plus encore
son accentuation - est tout sauf assurée. En effet, les Etats Unis sont
prêts à prendre des engagements contraignants nationalement [3] mais pas
internationalement. Ce qui va à l’encontre de l’approche globale
de Kyoto. Les divergences entre les pays riches et les pays
émergeants, sur la répartition des efforts à fournir, bloquent aussi les
négociations.
Yalta de
l’environnement
La conférence de Yalta s’est
tenue dans le plus grand secret en 1945. Les chefs du gouvernement de
l’Union Soviétique, du Royaume-Uni et des Etats-Unis s’étaient réunis pour
décider du sort de l’Europe après la défaite d’Hitler et pour garantir la
stabilité du monde après la victoire. Le sommet de Copenhague est
décrit aujourd’hui comme le Yalta de l’Environnement. Des décisions
critiques vont être prises en décembre et beaucoup espèrent voir émerger
des solutions bien plus que des
accords.
Z’avez bien tout lu ?
Alors maintenant, testez votre impact sur
l’environnement avec le site de l’ADEME... (www2.ademe.fr) ... Et
faites vos choix.
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