Dans ce numéro
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EDITO
: Quel dialogue
social ?
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Edito Décider Agir Mesurer Améliorer
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"La faiblesse n'a souvent pas d'autre symptôme
que la violence." Vladimir Jankélévitch.
La presse nous égrène
depuis plusieurs semaines de manière régulière des noms d'entreprises
confrontées au phénomène de séquestration de leurs managers et/ou
dirigeants. Le débat public sur ce point a malheureusement pris une
tournure "petites phrases" assez peu constructive et le flot de
l'actualité risque de banaliser ce type d'action. Au point de pousser les
acteurs à des mouvements plus spectaculaires dans les mois à venir
? Bien que les conditions de séquestration restent à ce jour
respectueuses de l'intégrité physique des personnes retenues, la violence
du geste ne doit pas pour autant être banalisée. Retenir un individu
contre son gré 48 heures dans son bureau est une atteinte directe à sa
liberté de mouvement qui semble démontrer l'impasse dans laquelle est
engagé le dialogue social dans certaines entreprises. Où se situe le
point de non-retour ? J'aimerais interroger Monsieur Mally, Secrétaire
Général de FO qui a expliqué comprendre ce type d'action tant qu'elle n'a
pas de caractère violent. À partir de quand doit-on considérer ce type
d'action comme violente ? La séquestration n'est-elle pas, du fait
même de sa nature, un symptôme violent du délitement du lien social et de
la confiance dans les entreprises concernées ? Mon propos n'est pas de
déterminer qui de la poule ou de l'œuf est à l'origine de cette situation
dégradée. Nul doute que les responsabilités soient partagées et que les
acteurs d'aujourd'hui portent le poids des décennies précédentes en termes
de dialogue social et d'arbitrages de gestion. Pour autant, la
question est ouverte : comment éviter ce type de situation alors même
qu'elles semblent avoir démontré leur efficacité ces dernières semaines
pour rouvrir des négociations bloquées ? Pas plus que le lock-out, la
séquestration n'a droit de cité dans le droit du travail. Va-t-elle
néanmoins, elle aussi, s'installer dans les boîtes à outils des grévistes
? La qualité du dialogue social est sans doute une arme efficace pour
éviter ce type d'action dont le systématisme doit être évité à tout prix.
La légitimité des acteurs, leur engagement, leur temps et leurs moyens
de négociation apparaissent comme des incontournables pour canaliser des
discussions tendues par un contexte difficile tant d'un point de vue
économique que social. La construction vaut mieux que les ruptures. Toutes
les entreprises en négociation dont
les médias ne
nous parlent pas sont là pour
le démontrer.
Véronique THIEL
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| DECIDER... De faire
bouger l'ENA. |
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... une nouvelle
procédure de sortie
est proposée..
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Le projet de loi présenté en
Conseil des ministres vise à rendre la formation des Enarques moins
théorique. En effet, celle-ci sera partagée entre stages et enseignements
pratiques. D’autre part et afin d’assurer "une meilleure adéquation
entre les besoins des administrations et les compétences et aspirations
des élèves", une nouvelle procédure de sortie est proposée, remettant en
cause le traditionnel classement de sortie de l'école. Outre la
liberté de choix des candidatures des élèves auprès des employeurs, le
texte prévoit également le renforcement des dossiers d’aptitude.
L’anonymat des dossiers lors de leur transmission aux recruteurs ainsi que
la conduite par ces derniers d’entretiens personnalisés aideront aussi la
professionnalisation du recrutement à l’ENA.
www.net-iris.fr
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AGIR… Pour faciliter la
mise à
disposition des compétences.
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Le site
Koeo.net est spécialisé dans le mécénat de compétences : il propose, aux
entreprises qui le souhaitent, de mettre à disposition auprès
d'associations, par son intermédiaire, les compétences de leurs
collaborateurs souhaitant s'investir en tant que volontaires.
Il manquait
un « outil d’intermédiation opérationnel » pour faciliter l'échange. Voilà
qui est chose faite. Une démarche qui va dans le sens de la responsabilité
sociale de l’entreprise.
www.journaldunet.com
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| MESURER… Les décisions RH en temps de crise. |
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... 34% des entreprises
mettent au point des plans de réduction
d'effectifs.
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Une étude européenne menée par le Boston Consulting
Group-European Association for People Management (BCG-EAPM) auprès de 3
348 dirigeants dans 33 pays laisse apparaître qu'un avantage humain
durable pourrait être créé simplement en tirant enseignement des
récessions passées. Aujourd'hui, plus de 50 % des grandes entreprises
européennes envisagent des actions anti-crise ayant un impact sur la
gestion de leurs ressources humaines. Parmi celles-ci, le gel momentané
des recrutements, la diminution des budgets dédiés aux événements
d'entreprise et la réduction des bonus. De plus, 34 % des entreprises
mettent au point des plans de réduction d'effectifs. Les enseignements
des crises passées montrent cependant que certaines actions, en
particulier celles ayant trait aux bonus ou aux événements d'entreprise
sont à manipuler avec précaution. En effet, elles peuvent déclencher des
effets de démotivation des collaborateurs et des dérives en termes de
culture d'entreprise notoirement contre-performants. Les meilleures
pistes d'action collectées au cours des entretiens avec les dirigeants
sont au nombre de six, estime Jean-Michel Caye, directeur associé au BCG à
Paris, au premier rang desquelles figure la planification stratégique des
effectifs. Celle-ci permet de redéployer les compétences en tenant compte
des enjeux de court et de long terme. Viennent ensuite des actions de
gestion de la performance, d'adaptation
des systèmes de motivation, de développement du leadership, de gestion
structurée du changement et de communication interne et
externe.
www.indicerh.net
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| AMELIORER… L'adéquation des politiques RH. |
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Rédaction: Véronique THIEL
www.rent-a-com.fr
Crédit Photo
: www.sxc.hu
www.seed-rh.fr
contact@seed-rh.fr
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La
4ème édition du Baromètre RH européen de Hewitt Associates fait ressortir
que 70% des DRH prévoient une réduction de leur masse salariale en 2009 en
raison de la baisse d'activité mais qu'ils prévoient aussi des mesures
pour se préparer à la reprise économique. Rien d'étonnant dans ces
chiffres puisqu'ils estiment à 77% que la crise économique aura un impact
significatif sur les résultats de leur entreprise. Leonardo Sforza, auteur
de l'étude précise : "La crise actuelle aura un impact qui va bien au-delà
d’une contraction économique conjoncturelle, en entraînant une
transformation de l’entreprise, de son modèle de gestion et de
supervision". Dans un tel contexte, les réductions de coûts, les
objectifs de productivité, les changements organisationnels ainsi que de
la pénurie de talents sont plus que jamais au cœur des politiques RH. Sur
une bonne partie des activités évaluées par l'étude, une majorité de RH
ont estimé avoir des progrès à réaliser et particulièrement sur leurs
indicateurs de mesure. A noter également : les évolutions des modes de
gestion et les enjeux en lien avec les compétences créent le trouble au
sein de la fonction RH. L'étude démontre une baisse de la satisfaction des
personnes en poste par rapport à leur métier. Certains d'entre eux
envisageant même de changer de fonctions.
www.rhdemain.com
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