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Le mois dernier

n° 66 - Mars 2012

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Héhéhé...

"Le rire est un comportement réflexe, exprimant généralement un sentiment de gaîté." Wikipédia.

Et vous, combien de fois avez-vous ri aujourd'hui ?

Le moins que l'on puisse dire, est qu'en environnement de travail, ce fameux comportement réflexe a des vertus très positives. Réputé anti-stress et anti-conflit, il permet de faire passer des messages, de parler vrai, de détendre les relations, d'améliorer la qualité des échanges et de stimuler la motivation...

Alors, pourquoi nous en priver ?

Parce que le travail est une affaire sérieuse ? Bien sûr... Au moins aussi sérieuse que la vie, l'amour ou l'amitié, domaines dans lesquels nous ne rions jamais, c'est bien connu. Parce que rire est une perte de temps ? Autant que de manger ou boire, lire des mails sans intérêt ou participer à des réunions improductives... Parce qu'on ne peut pas rire de tout ni risquer d'être moqueur ou blessant ? Certes, mais à force de tout s'interdire, comment apprendre les limites à ne pas franchir ? Parce qu'il faut maintenir la pression et l'adrénaline, pour que les résultats soient là ? Sans doute... Mais l'endorphine libérée par un rire régulier a un effet stimulant sur le système immunitaire et favorise la santé mentale. Études scientifiques à l'appui. Moins de grippe, moins de dépression, moins d'absences... CQFD ?

Les objections, si elles méritent d'être traitées avec attention, ne semblent pas complètement convaincantes pour plaider l'éradication du rire au travail... Et elles ne justifient, en aucun cas, sa mise sous contrôle dans les organisations.

Je le dis, je l'affirme, il est grand temps d'explorer les mystères de la "rigologie" pour sortir de nos réticences, pour débloquer nos créativités et nos liens. A ceux qui, comme moi, ne connaissent pas ce néologisme souriant, je précise qu'il désigne la thérapie par le rire.

Selon le "Petit traité de l'Humour au travail" de David Autissier et Elodie Arnéguy, (Eryolles/Editions d'organisation, 2012), le rire, discipline délicate, lorsqu'elle est confiée aux managers, doit faire l'objet d'un véritable "projet organisationnel" afin que son usage soit mesuré et encadré... Voilà qui n'est pas complètement gagné du côté de la spontanéité, mais qui devrait rassurer les tenants du politiquement correct. D'autant que les consultants en humour sont là pour faciliter le processus de propagation de la bonne humeur.

Vous dire que l'information m'a fait sourire est un euphémisme !

Comme toutes les formes de culture d'entreprise, celle du rire se gère encore moins qu'elle ne se commande. Elle se construit et s'insuffle. L'exemplarité et la spontanéité du rire au sein d'un comité de direction ont incontestablement un impact et un effet de cascade beaucoup plus positifs sur les résultats que les luttes de pouvoir et les guerres intestines. Faire rire une organisation en lui apprenant à prendre du recul sur elle-même et ses modes de fonctionnement est un travail quotidien, un état d'esprit et une liberté qui sont la démonstration d'une intelligence collective basée sur l'humilité et l'ouverture aux autres. 

Depuis quand n'avez-vous pas ri au point d'en avoir mal aux joues et au ventre ?

Cela vous est-il déjà arrivé avec vos collègues ou votre équipe ?

Si oui, vous faites incontestablement partie de ceux qui œuvrent dans le sens de la réussite collective... Et ce, même si votre fou-rire vous a fait rater le début d'une très sérieuse conférence téléphonique !

Véronique Thiel

 

Transformation des organisations

RSE obligatoire pour toutes les entreprises  

En France, depuis la loi de 2001 sur les NRE (Nouvelles régulations économiques) la démarche de RSE est obligatoire pour toutes les sociétés cotées en Bourse. Celles-ci se doivent de présenter, dans leur rapport de gestion annuel, des données concernant les conséquences environnementales et sociales de leur activité (en plus des informations comptables et financières).

Nouvelle étape, la RSE tend, peu à peu, à devenir obligatoire pour toutes les entreprises, qu'elles soient cotées ou non en bourse.  

Parmi les pays de l'union européenne, c'est la France qui possède le plus de contraintes en matière de RSE. Les salariés sont d'ailleurs très concernés par cette démarche, qui prend en compte leurs conditions de travail, leur sécurité et santé, leurs habitudes et comportement, mais traite aussi de la lutte contre la discrimination, l'équilibre entre vie personnelle et familiale. Elle veille également à la diversité et à la mixité au sein de l'entreprise.

En prenant en compte les attentes des salariés et en les tenant informés sur le suivi de la RSE, l'entreprise ne peut qu'en tirer des bénéfices.

Source 

 

Equité des politiques RH

 

DRH Business Partner 

Ce n'est plus une surprise, la fonction RH évolue de façon continue !

Le rôle de DRH s'est longtemps cantonné à la gestion du personnel, aux relations sociales, au recrutement, à la paye ou à la gestion administrative. Mais autour d'eux, on parle stratégie, business, performance... Leur objectif est de plus en plus tourné vers la création de valeurs et le développement de l'entreprise.

Il faut donc quelqu'un qui ait une connaissance détaillée de l'entreprise, si possible qui ait  antérieurement travaillé dans d'autres secteurs d'activité et qui ait la capacité d'identifier rapidement les lacunes du fonctionnement interne de l'entreprise.

Ce partenaire stratégique existe, il s'agit du DRH, Business Partner.  

Son rôle : anticiper les évolutions métiers de l'entreprise, l'accompagner dans ses politiques de changements stratégiques, faire évoluer les talents clés et les comportements en maintenant la cohésion sociale.

Le DRH Business Partner fait le lien entre les enjeux opérationnels de l'entreprise et le facteur humain.

Au delà de sa relation étroite avec l'ensemble des collaborateurs, le DRH Business Partner se doit, pour contribuer pleinement à la performance individuelle, collective et organisationnelle, de mettre en place une collaboration particulière avec chacun des managers et de s'imposer comme un véritable partenaire opérationnel qui établit avec les responsables une relation particularisée et qualitative.

 

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Développement des individus et des équipes


La question du chômage

Chômage, salaire, délocalisation, certains appellent les patrons à faire preuve de pédagogie et à se montrer exemplaires en termes de responsabilité sociale.

A l'heure où, sous l'effet de la crise, le chômage a fortement progressé, (10% de la population active est au chômage) un actif sur trois (32%) craint de perdre son emploi dans les prochains mois, cette proportion atteignant même 39% parmi les salariés du privé. 

Où ?  La France se situe entre l'Espagne (22,9%), l'Irlande (14,4%) et les Etats-Unis, l'Allemagne et le Japon, respectivement à 8,5%, 5,5% et 4,6%.

En France les régions les plus touchés sont : le Languedoc-Roussillon, le Nord-Pas-De-Calais et Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

Qui ? Les plus touchés sont les jeunes : 22,9% pour les 15-24 ans, 8,8% pour les 25-49 ans et 6,6% pour les plus de 49 ans. Mais les séniors sont plus durement touchés avec en moyenne 393 jours d'inscription sur les listes de Pôle Emploi. 

Pourquoi ? Les causes d'entrée à Pôle Emploi sont, la plus part du temps, dues à la fin de CDD, au licenciement, à la fin d'une période d'intérim ou à la démission. 

Travail illégal : certaines activités de ne sont pas systématiquement déclarées : conciergerie, spectacle, saisonniers. On remarque un boom du travail illégal, surtout dans le domaine de l'hôtellerie et de la restauration, ainsi que dans le bâtiment et l'agriculture.

 

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Au fil de la veille…

 

"Les bons ouvrier ont de bons outils"

En 2012, près de deux tiers des actifs occupés et 100% des entreprises de plus de 20 salariés utilisent les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) dans leurs activités professionnelles. Il a donc été peu surprenant de voir apparaître le phénomène de « Bring your own device » (apportez votre propre terminal).

L'utilisation de son propre matériel informatique au travail, qu'il s'agisse d'un ordinateur portable, une tablette, ou un Smartphone, est de plus en plus courante, et pas seulement parmi les cadres.

D'après Accenture, qui a interrogé pas moins de 4 000 salariés dans 16 pays, 45% d'entre eux reconnaissent que leurs équipements et logiciels personnels leur sont plus utiles et efficaces que le matériel fourni par leur employeur. 23 % disent utiliser régulièrement leurs propres appareils (40% pour des pays émergeant comme l'Inde ou la Chine).

Validée par les employés, cette tendance laisse encore indécise la plupart des entreprises. Si certaines accueillent cette idée de façon positive, pour d'autres cela représente un véritable casse-tête. Soucieuses de protéger leurs sites sensibles et de verrouiller l'information, elles s'interrogent sur la stratégie à adopter.  Le «bring your own device» (BYOD) apporte de l'autonomie au salarié qui possède alors ses outils en plus de sa force de travail et de ses compétences (ils se disent  même prêts à payer pour utiliser au travail leur technologie favorite), mais il peut également contribuer à la disparition du collectif de travail.

Parmi les dangers, relevé par le CAS (Centre d'Analyse Stratégique) dans son rapport de février, les TIC « occasionnent du stress, une surcharge de travail », en brouillant les frontières entre vie privée et vie professionnelle.

L'hyper-connectivité devient addictive, les RH devront donc éclaircir quelques points : le fait de lire ses mails pro sur son téléphone perso dans le métro peut-il ou doit- il être considéré comme du temps de travail supplémentaire ?

Prochaine étape pour les DRH : établir « un bilan annuel sur les usages des TIC » afin de connaitre le niveau d'appropriation de certains outils et leur impact sur les conditions de travail.

Alors, le BYOD pour ou contre ?

 

Source

 

 

Revue de presse : Hélène Spinner.

Crédit photo : Michel Christen.

 

 

 

 

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